Le jour de mon accouchement

 

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Ça fait 3 mois, je crois que c’est le temps. Je vous le dis…ça va être long.

En fait, on ne va pas commencer par la journée elle-même. On recule de 2 jours. Mercredi le 20 septembre. Je me présente à mon rendez-vous avec ma médecin. Il faut savoir que lors de ma grossesse, j’avais une pré-éclampsie légère, donc ma médecin me faisait suivre de proche par elle et par la médecine interne à l’hôpital Sainte-Justine. Ce mercredi là, à mon rendez-vous, mon col n’est pas du tout dilaté et j’ai des nouveaux symptômes qui se développent donc elle m’envoi à l’hôpital pour qu’ils me fassent un bilan, en me disant que je vais être provoquée le mardi suivant! BON! OK! le stress embarque. Je me rends a l’hôpital et une fois arrivée là-bas, je passe le triage et je commence à avoir des gros saignements…je CAPOTE. L’infirmière est super gentille et me rassure en me disant qu’on va s’occuper de moi. On mets les sondes sur ma bédaine pour écouter le coeur de bébé pour être certains qu’il est ok et oui, il est parfait. Mes prises de sang sont belles mais encore les maudites protéines. Finalement, après 1h-1h30 à surveiller bébé, on m’explique que les saignements sont probablement dû au fait que ma médecin a vérifié mon col. Bon ok, déjà ça de moins stressant. La médecin me dit aussi qu’ils vont vérifier s’ils peuvent m’accoucher le lendemain…..QUOI? je capote solide! On doit m’installer un ballonet (un ballon qui est gonflé par de l’eau stérile et qui est installé pour que mon col se dilate). Je retourne à la maison avec un cordon qui dépasse entre les jambes (il n’y a rien de glorieux à l’accouchement) et on me dit que je dois appeler le lendemain matin à 5h pour savoir s’ils sont prêts à me recevoir. Je ne vous fait pas dire que je n’ai pas dormi de la nuit et que j’ai eu mal toute la nuit…l’impression d’avoir une contraction qui ne fini plus…je voulais sincèrement mourir. J’appelle a 5h et on me dit qu’ils n’ont pas de place et de les rappeler plus tard. Vers 8h, je vais à la salle de bain et il y a encore beaucoup de sang. Je rappelle et on me dit de m’en venir tout de suite. TO THE HOSPITAL WE GO! Après une petite ride en Uber, nous voici à Ste-Justine en train de capoter comme de fous…on va être parents.

Jeudi

Une fois à l’accueil de l’unité des naissances, je m’en vais directement dans ma chambre. Pas une seconde de perdue. Une fois en belle jaquette d’hôpital, on me met l’intravaineux, on me fait des prises de sang, on m’explique que le médecin va venir, etc. WOW! beaucoup de choses se passent et la tête me tourne à 1 million a l’heure.

La médecin vient me voir un peu plus tard, mon col est dilaté à 3 cm. C’est pas la grosse affaire mais on continue le pitocin; on augmente la dose. Dans la journée, on vérifie souvent le col mais ça ne progresse pas du tout (à peine entouca). On me fait l’épidural parce que la douleur dans le dos était insupportable. L’épidural me faisait peur mais c’est la chose qui m’a fait le moins mal de toute cette histoire. C’était plus étrange que douloureux comme. On brise aussi mes eaux (beaucoup de liquide), j’en ai même aspergé les jambes de la médecin…on a bien rit.

La nuit est longue, je ne dors presque pas parce qu’on vient prendre ma pression et ma température aux 30 minutes environ.

Vendredi

Le matin arrive. Il est environ 11h00 quand la médecin vient vérifier mon col pour me dire que rien n’a changé et que nous sommes à la dose maximale qu’ils peuvent me donner. Elle me dit qu’on peut attendre mais que ça peut prendre encore BEAUCOUP de temps et que ça peut être dangereux étant donné qu’ils ont brisé mes eaux depuis un bon bout déjà. La solution est la césarienne. C’est pas le scénario que j’imaginais mais il faut que Léo sorte, pas le choix. On me dit que ce ne sera pas tout de suite mais qu’on va venir me préparer. Vers 11h30, l’infirmière vient m’aviser que ce sera a 12h15….EUH! wow, c’est bientôt. Je commence a avoir un peu peur, sincèrement, je ne sais pas à quoi m’attendre. À 12h15, on m’emmène dans la salle d’opération pendant que JS va se changer en «kit» stérile et dans la salle d’opération, tout va tellement vite, on me met le médicaments pour me geler, c’est complètement instantané, on me met le brassard pour la pression, le truc pour l’oxygène dans le sang, on met un drap devant moi pour que je ne vois pas. Tout va bien jusqu’à temps que je sente qu’ils tirent le bébé…je sens tellement une grosse pression sur mes côtes et partout dans mon corps. À ce moment là, je dois avouer que j’avais un peu peur. Ils ont dû me geler à 2 reprises…j’étais complètement partie. Ils ont sortis le bébé mais pas de pleurs tout de suite….moi je ne m’en rends pas compte. JS va voir le bébé et on lui dit qu’il a avalé du liquide amiotique et qu’il avait 3 tours de cordon ombilical autour du cou. Le médecin me dit aussi qu’il a dû utiliser les forceps pour sortir mon petit pou. Il ne voulait vraiment pas sortir, il était bien. Léo a dû aller à la pouponnière parce qu’il devait vérifier sa glycémie et s’assurer que tout était beau. Il devait y rester pour environ 12 heures.

Ensuite, salle de repos. Ensuite, ma chambre. J’ai dormi. JS est revenu. Je vois beaucoup de médecin (qui sont mes médecins et que je connais) beaucoup d’infirmières. Le soir même, après qu’on m’ai enlevé ma sonde, JS m’emmène voir mon Léo que je n’avais que brièvement aperçu dans les vapes. Je ne vous fais pas dire que j’ai pleuré toutes les larmes de mon corps. Je ne voulais pas m’en aller mais je devais dormir.

Samedi

Le lendemain, dès que je suis réveillée et assez bien, on va directement voir Léo. On revient avec lui dans la chambre et là, les beaux moments commencent. Notre amour est là avec nous.

Le reste du samedi est pas mal normal.

Dimanche

Retour à la maison. Visite de ma soeur et de mon père.

Remerciements

Merci à ma mère, à ma soeur, à PA, à Marie et à mon père d’avoir été aussi présents le jeudi et le vendredi. Mon moral était bon grâce à vous. Merci surtout à toi JS, sincèrement…je sais que ça n’a pas été super facile pour toi non plus. Je sais que tu ne voulais pas me montrer ton stress et tu voulais être là pour moi et tu as fait bien plus que ça. Merci d’être le père merveilleux que tu es. Tu es le meilleur papa poule du monde. Je suis tellement fière du beau bébé que nous avons. C’est le plus beau.

Je vous l’avais dit que ce serait long. 😉

xoxo

Rosie