Livre en cours (extrait)

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Début de livre écrit environ en septembre 2014

Un samedi matin où il fait froid, si froid que ma tuque ne semble même pas protéger ma chevelure brune encore mouillée. C’est ce matin-là, comme tous les autres samedis, que je vais étudier. Le temps semble s’être arrêté tellement la neige est scintillante. Je marche un peu en me demandant ce que je fais, où est-ce que je vais. Entre le travail et les études, je suis une esclave. Je dois me taper un emploi que je n’aime pas, mais qui paye les dettes. PAS LE CHOIX.  Je croise quelques personnes qui me dépassent sans un regard, un peu trop perdus dans leurs propres problèmes. Mon regard à moi aussi est perdu ce matin. Perdu dans mes pensées, comme à mon habitude. Dans le quartier, à cette heure-ci, il n’y a pas grand-chose d’ouvert (ou de vivant, pour être honnête), sauf le café ou je vais si souvent, trop souvent peut-être.

À peine entrée que le serveur me crie : « Un café et un croissant comme d’habitude ? » Après avoir fait un clin d’œil à Mathieu, mon serveur préféré, je me mets près de ma fenêtre habituelle, une petite fenêtre tout au fond du commerce qui donne sur la rue St-Denis. Cette fenêtre laisse entrer suffisamment de lumière pour que je puisse lire ma grosse brique et assez d’ombre pour garder mon côté mystérieux de fille qui se cache dans un café pour lire, un samedi matin, au lieu de rester chez elle à « flatter » son chien.

Après avoir bu toute la réserve de café de mon endroit favori et après avoir « pété une coche » parce que les textes que j’ai à lire ne sont pas très intéressants, je décide de partir chez moi. C’est à ce moment-là que je croise son regard. Je sais qu’il y a un visage d’attaché avec ces yeux mais ce n’est pas ce que je vois en premier. Dans la vie, j’ai regardé au moins un million de personnes dans les yeux mais jamais ça ne m’a donné ce sentiment-là.

À suivre…

Rosie

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Un moment…

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Ça ne prend qu’un moment pour que tout bascule. Un regard ou une pensée. Mon moment… c’est tes yeux. Je ne sais pas pourquoi mais c’est la chose qui m’a marqué en premier. Le fait qu’ils ne sont pas bleus, ni verts, ni gris mais un beau mélange des trois. Ce n’est pas tes cheveux qui tombaient dans le bas de ton dos, ce n’est pas ton chandail de band de «doom-métalcore-métal-cris-autres», ce n’est pas ta gêne…ce sont tes yeux. On dit que les yeux sont la fenêtre sur l’âme et avec toi c’est vrai. Un moment adolescent on s’est perdu….un moment plus tard on se retrouve dans un train presque vide vers l’Ouest de l’île. Un moment plus tard on est mariés.

«Tu sais je suis qui ? »

**Dans ma tête** «BIN OUI, comment tu veux que j’oublie mon kick de jeunesse»

Pas certaine que je lui aurais dit ça il y a 7 ans et demi.

Ciao bye !

Rosie

Vide-tête

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La douleur qui m’habitait autrefois semble disparaître à petits pas. Elle semble vouloir prendre des vacances cette douleur de l’être. Lorsque je penserai à elle, se sera comme un cauchemar lointain, comme les rêves de loups-garous que je faisais étant enfant. Quand je voudrai avancer, je n’aurai plus ce fardeau qui me suivra…cette peine qui m’encrera.

Pour une fois depuis longtemps, je me sens comme moi, une fille aux yeux grands de rêves et qui aspire à de belles choses. Certains moments sont encore difficiles,je ne veux pas le nier, mais mon cœur semble plus léger que sa lourdeur d’avant, cette douleur d’antan. 

Je ne laisserai plus mon anxiété me caractériser ni me brimer.

♥♥♥

Rosie

 

“Only love can be divided endlessly and still not diminish.”

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9 mois plus tard…

Sincèrement…la raison que je n’ai pas écris depuis tout ce temps est que je ne savais pas quoi dire. J’avais le syndrome de l’imposteur à vouloir me prendre pour une écrivaine. Depuis toute jeune que j’aime écrire et tout d’un coup, je ne pouvais tout simplement plus. Ça a un lien avec ce qui est plus bas…

Depuis, j’ai changé d’emploi parce que l’autre avant était empoisonné. Tellement que j’en ai fait une dépression. Tsé le genre de matin où tu te réveilles et que tu pleures ? Ça c’était moi durant quelques mois. Je suis resté parce que je n’avais pas le choix à ce moment-là. L’ambiance de travail était tout simplement insoutenable pour moi, j’allais pleurer dans les toilettes….à ce point-là. Mais vous savez quoi, j’ai décidé que je n’endurais pas ça plus longtemps et je me suis mise à la recherche d’un emploi. J’ai dû manquer beaucoup de travail pour les entrevues donc moins d’argent, mais FUCK CA, y’a aucun montant d’argent qui aurait fait que je serais resté là…y’a RIEN qui aurait fait que je serait resté.

BREF ! Depuis 2 semaines que je suis à l’emploi d’un employeur MERVEILLEUX. Tout le monde est super gentil, je me sens ENFIN à ma place et j’ai l’impression d’être un être vivant au lieu d’un bibelot qu’on ignore, qu’on back stab et qu’on menace. Je n’ai que des bons commentaires à mon égard où je suis maintenant et ça fait tellement différent. Sincèrement, c’est la meilleure job que j’aurais pu souhaiter. Seulement 2 semaines et je me sens chez moi, j’ai même hâte d’aller au travail….OUI, c’est étrange mais j’en suis tellement heureuse. Ça paraît dans mon attitude en général.

Sur une autre note…

Je suis ENFIN déménagée…moi qui en parle depuis toujours. IL ÉTAIT TEMPS. C’est encore mieux que ce que j’aurais pu espérer. Je me suis sentie chez moi en très peu de temps. HOME SWEET HOME! Quand je reçois ma famille chez moi, je me sens tellement bien et j’adore ça.

En mai je suis devenue Madame Beaulieu😉 C’était super simple. C’était au Palais de justice avec nos témoins et c’est tout. Simple…comme nous ! Rien d’extravagant. Je suis donc une femme mariée ! Who would have thought! Bah je me dis qu’après 7 ans et demi c’est sûr que j’y pensais !😉

Le prochain projet c’est les enfants…je crois que j’ai été mise sur terre pour être mère. Quand je vois un enfant, je ne peux m’empêcher de sourire et de me dire que je suis vraiment rendue là. Depuis que mon neveu est né que je me dis que je veux des enfants, mais, depuis 1 an, je ne pense qu’à ça. C’est comme une espèce d’obsession. Mon chum est pareil, il veut des enfants et il est prêt. Des fois même plus que moi. Le père de mon chum lance des petites phrases du genre: « moi j’ai vraiment hâte d’être grand-père, moi j’ai pas de petits-enfants, PIS ? C’est quand les enfants ? » Je regarde mon chum en me disant: OUIN, moi aussi j’aimerais avoir un petit bébé.

Sur ce, je reprends enfin le goût le l’écriture et le goût de vivre pleinement aussi. Le changement fait vraiment du bien…c’est merveilleux.

La seule chanson qui me vient en tête c’est LA VIE CHANTE lalalalala…..urgh….sort de ma tête René Simard….

♥♥♥

Rosie