The lion doesn’t sleep tonight!

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Un soleil trop peu présent fait son apparition en ce mardi après-midi plutôt calme en soit. Il y a beaucoup trop de gris dans cet été qui précède l’arrivée de Léo en octobre. Mon cœur grandit à chaque jour d’amour pour lui. Je ne sais pas comment il va faire pour continuer à s’expendre tout au long de la vie de ma petite biquette qui va naître.

Je ne crois pas que l’on peu être totalement prêt à l’arrivée d’un petit Alien dans notre vie. On fait du mieux qu’on peu.

J’ai encore des doutes sur mes capacités de mère mais je crois que c’est ma petite bibite anxieuse qui me dit ça. Je le sais que je vais être bonne et apte à le faire mais j’ai toujours une petite crainte. ON APPRENDS EN LE FAISANT, qu’ils disent (whoever that is).

Tit Léo semble bien aimer jouer du drum, faire du karaté, faire du vélo, de la natation et de la gymnastique…aussi le breakdance. Notre fun à moi et mon chum c’est de le regarder bouger dans mon ventre.

Bien hâte 🙂

Rosie

Lettre pour toi petit lion

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Cette lettre s’adresse à toi ma petite crevette-lion. Tu es dans mon ventre depuis 5 mois (24 semaines pour être plus exacte) et je t’aime tellement déjà (et je sais que le temps ne changera rien à ça).

Tu arrives dans ma vie comme le printemps et tu me rends autant remplie que quand je mange trop d’olives. Petit Léo, j’ai tellement hâte que tu sois là. On dit que ton prénom est symbole de force et de courage et je compte bien te l’inculquer.

Je ne vais pas mentir et dire que j’ai toujours voulu enfants depuis que je suis jeune et tout ça, que j’avais une boîte de vêtements de bébé et que j’habillais mes poupées. Non…pour moi c’est venu plus tard….vers 16 ans, quand ton cousin Charlély est né!

Quand ton papa et moi on s’est installé en appartement en 2016, je lui ai dis que je voulais un petit bébé ! Ce petit bébé là c’est toi Léo! On a pas eu à attendre longtemps pour que tu fasses ton apparition!

Je t’aime crevette, plus que tu ne peux l’imaginer. Quand je pense à te tenir dans mes bras j’ai un moton dans la gorge et les yeux plein d’eau.  Le fait que tu arrives à mis beaucoup de joie et d’amour dans nos vies. Pas juste à moi et papa mais aussi à toute la famille.  Je rêve au moment où je te tiendrai dans mes bras pour la première fois…la première fois où tu vas me sourire, première fois que tu iras à l’école.

Je vais te donner tout ce que j’ai…TOUT! Mon amour, mon temps, ma patience, mes conseils! Peux être que je vais aussi te donner mon esprit bizarre et mon «short temper» mais ça reste à voir.

Je t’imagine rire parce que ton père fait le cave et ça me fait sourire.

Je t’aime!

Rosie Maman xxxx

The most simple things can bring the most happiness. (Bilan 2016)

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Un bilan. Pour qui? Pour moi. Pourquoi? Pour revenir sur tout ce qui s’est passé dans ma vie.

De janvier à juin, j’étais dans l’attente (la longue attente) de déménager! Le 7 mai je me suis mariée. Je suis devenue Madame Beaulieu. Mon mari et moi on est très amoureux… on a hâte d’avoir notre cocon!

BOOM! Juillet, je déménage ! C’est le bonheur pour un bon 2 semaines (pendant mes vacances). Le retour au travail se fait très mal, c’est pas cool! On espère un miracle, un changement.

Septembre arrive et là…tout change. Je change de travail un 8 septembre et là, mon attitude vis à vis la vie en général change, je suis ENFIN bien ! Mon travail m’apporte ce qui me manquait pour m’épanouir. J’ai l’impression d’être à la bonne place et JE SAIS que ça va durer ! Octobre et novembre passe comme si de rien était et ma famille Cofomo devient comme ma 2e vraie famille. # jobgoals Côté amour, c’est un peu difficile. Avec le chum qui passes ses soirées à faire ces travaux…et a être fatigué d’avoir fait ces travaux, c’est pas facile mais on passe au travers!

Décembre. Nous voici enfin à la fin de l’année 2016. Mon chum termine son DEC et se trouve un emploi direct en sortant…JE SUIS TRÈS FIÈRE et contente qu’il fasse enfin ce qu’il aime dans la vie, je sais que les dernières années on été très difficiles pour lui et c’est le fun qu’il puisse enfin commencer sa carrière.

Pour 2017, mon mari et moi on a beaucoup de beaux projets. On est énervés pas mal !!!!!!

Je me souhaite une année 2017 remplie de bonnes choses et aussi un voyage parce que ça ferait du bien un peu de soleil !!!

Livre en cours (extrait 2)

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… suite

Je regarde enfin le reste du visage. Des cheveux bruns ébouriffés par la tuque que tu viens d’enlever de ta tête.

En me levant, j’en perds le sens de l’orientation et je fonce dans Mathieu qui remarque mon air absent et me dit d’un air entendu :

— Il est beau Guillaume, hein?

— Comment tu le connais?, que je lui demande

— C’est le nouveau serveur de fin de semaine, j’imagine que le grand boss voulait quelqu’un de plus beau pour les yeux, regarde-moi l’allure, j’ai l’air de rien à côté de lui.

— Inquiète toi pas Mat, je viens ici pour toi et tes beaux yeux » que je lui réponds, avec le plus grand sourire du monde.

Et pour ceux de Guillaume à partir d’aujourd’hui, que je rajoute comme note mentale.

Je quitte le café avec un espèce de vide dans mon cerveau. J’entends tellement Marie, ma meilleure amie, me dire :

— Il y a toujours un vide dans ton cerveau Sophie, ce n’est pas nouveau.

Les obligations de la vie me font totalement oublier cette rencontre. Je ne suis pas du genre coup de foudre, je le sais bien, mais pour lui, je sens bien que c’est différent. Je ne sais pas trop pourquoi.

***

La session vient tout juste de commencer mais je ressens déjà tout le poids de mes travaux qui s’en viennent. À l’aide! La semaine passe lentement et péniblement mais arrive samedi. Comme vous vous en doutez bien, je suis encore en chemin vers mon café préféré rue St-Denis, livres à la main et les cheveux tellement dépeignés que même les brosses me fuient. J’entre brusquement dans le café en attente d’entendre la voix criarde de Mathieu me dire la même phrase depuis bientôt 2 ans, mais à la place de cette voix, j’entends une voix grave et rauque qui vient me chercher dans mes tripes et qui me fait peur mais du bien en même temps. Vous savez ce que je veux dire? Cette voix qui rassure et qui nous charme. Et bien oui, je parle de Guillaume. Je ne saisis pas ce qu’il dit donc je demande :

– Pardon?

– Un café pour vous mademoiselle? Un croissant? Un muffin? Salade de fruits? Sandwich?

Il sourit.

Mathieu arrive soudainement derrière moi et me crie, encore :

— SOPHIE! Je t’amène ton café et ton croissant, attends-moi ici.

— Non, non Mathieu, je m’en occupe, inquiètes toi pas, lui dit Guillaume.

Maintenant c’est moi qui souris.

– Tu peux aller t’asseoir je – C’est Sophie ton nom hein? – je t’amène ça tout de suite, me dit-il avec un grand sourire.

Tu viens de devenir mon serveur préféré Guillaume, désolée Mathieu, tu viens d’être détrôné par Mr. Charmant.

Bien sûr, je n’arrive pas à me concentrer de l’après-midi et je me trouve tellement nunuche de rester là à attendre qu’il vienne me voir. Je suis une femme indépendante et forte, je n’ai pas besoin d’attendre après lui pour rien du tout.

Mais comme ma sage amie Marie me dirait :

– Maudit que t’es triste à voir Sophie, fait un homme de toi. La féministe en moi n’aime pas vraiment cette affirmation. Comme si c’était supposé me faire sentir mieux avec moi-même. Merci pour ton tact habituel Marie.

On s’échange des regards mais sans plus et je crois même que c’est parce que je le dévisage et qu’il se sens brimé dans son droit de travailler en paix sans avoir de nunuche qui le regarde.

Mes travaux prennent toute la place du reste de mon après-midi. Je lève les yeux un centième de seconde et je vois entrer mon pire cauchemars, ma peur éternelle. Mon cœur se mets à battre tellement fort que j’ai l’impression d’être dans un show de dubstep, moins les ‘Wub, Wub, Wub’ bien sûr. Je ne sais plus quoi faire de moi-même, donc je baisse les yeux en espérant que mon démon ne me voit pas.

– Sophie ?

NOOOON!!! (Je dois partir au plus vite d’ici)

– Aw! Salut Laurent … Comment vas-tu?

– Super en fait, je vais être papa. Je t’avoue que je capote un peu !

– Aw et bien félicitation Laurent … (je crois que la meilleure feinte serait de disparaître) Qui est l’heureuse nouvelle mère? (pourquoi je demande ça?)

– Euhm … C’est Caro … tu te souviens d’elle?

– Comment oublier, que je réponds.

Laissez-moi vous expliquer tout ça. Laurent est un assez beau garçon qui, il y a 1 an et demi, m’a brisé le cœur en mille morceaux. Après avoir été ensemble plus de 2 ans, monsieur décide de me tromper avec la blonde d’un autre de mes amis. Ça c’est Caroline Bouchard. Pas possible! Et bien c’est ça que je me suis dit jusqu’à temps que je les surprenne ensemble dans notre lit. PAS COOL! Non monsieur. Le pire dans tout ça c’est qu’il m’avait dit ne jamais vouloir d’enfants.

– Écoute ‘Soph’, je suis désolé …

Je me lève et je m’en vais, sous le regard ébahi de Laurent. Dehors c’est une pluie torrentielle et comble du malheur, je n’ai pas de parapluie. Heureusement, je n’habite pas très loin et de toute façon, la pluie cachera mes larmes qui, malgré moi, coulent le long de mes joues. Je m’étais pourtant promis de ne plus pleurer pour lui, c’est du passé de toute façon.

Le soir venu, je reçois un appel de ma mère qui habite trop loin à mon goût, elle a décidé de déménager à 3 heures de Montréal avec son nouveau chum Richard.

– Tu ne viens jamais me voir, Sophie

– C’est TOI qui es parti je te ferai remarquer

– Ta sœur s’ennuie de toi

– Dis-lui que demain j’arrive très tôt et que bientôt on va sortir elle et moi.

– Je t’aime

– Moi aussi maman, à bientôt

Je ne voulais pas lui parler de Laurent, ma mère adorait Laurent. Ce qui a rendu notre séparation encore plus difficile.

À suivre…

 

Livre en cours (extrait)

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Début de livre écrit environ en septembre 2014

Un samedi matin où il fait froid, si froid que ma tuque ne semble même pas protéger ma chevelure brune encore mouillée. C’est ce matin-là, comme tous les autres samedis, que je vais étudier. Le temps semble s’être arrêté tellement la neige est scintillante. Je marche un peu en me demandant ce que je fais, où est-ce que je vais. Entre le travail et les études, je suis une esclave. Je dois me taper un emploi que je n’aime pas, mais qui paye les dettes. PAS LE CHOIX.  Je croise quelques personnes qui me dépassent sans un regard, un peu trop perdus dans leurs propres problèmes. Mon regard à moi aussi est perdu ce matin. Perdu dans mes pensées, comme à mon habitude. Dans le quartier, à cette heure-ci, il n’y a pas grand-chose d’ouvert (ou de vivant, pour être honnête), sauf le café ou je vais si souvent, trop souvent peut-être.

À peine entrée que le serveur me crie : « Un café et un croissant comme d’habitude ? » Après avoir fait un clin d’œil à Mathieu, mon serveur préféré, je me mets près de ma fenêtre habituelle, une petite fenêtre tout au fond du commerce qui donne sur la rue St-Denis. Cette fenêtre laisse entrer suffisamment de lumière pour que je puisse lire ma grosse brique et assez d’ombre pour garder mon côté mystérieux de fille qui se cache dans un café pour lire, un samedi matin, au lieu de rester chez elle à « flatter » son chien.

Après avoir bu toute la réserve de café de mon endroit favori et après avoir « pété une coche » parce que les textes que j’ai à lire ne sont pas très intéressants, je décide de partir chez moi. C’est à ce moment-là que je croise son regard. Je sais qu’il y a un visage d’attaché avec ces yeux mais ce n’est pas ce que je vois en premier. Dans la vie, j’ai regardé au moins un million de personnes dans les yeux mais jamais ça ne m’a donné ce sentiment-là.

À suivre…

Rosie

Un moment…

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Ça ne prend qu’un moment pour que tout bascule. Un regard ou une pensée. Mon moment… c’est tes yeux. Je ne sais pas pourquoi mais c’est la chose qui m’a marqué en premier. Le fait qu’ils ne sont pas bleus, ni verts, ni gris mais un beau mélange des trois. Ce n’est pas tes cheveux qui tombaient dans le bas de ton dos, ce n’est pas ton chandail de band de «doom-métalcore-métal-cris-autres», ce n’est pas ta gêne…ce sont tes yeux. On dit que les yeux sont la fenêtre sur l’âme et avec toi c’est vrai. Un moment adolescent on s’est perdu….un moment plus tard on se retrouve dans un train presque vide vers l’Ouest de l’île. Un moment plus tard on est mariés.

«Tu sais je suis qui ? »

**Dans ma tête** «BIN OUI, comment tu veux que j’oublie mon kick de jeunesse»

Pas certaine que je lui aurais dit ça il y a 7 ans et demi.

Ciao bye !

Rosie

Vide-tête

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La douleur qui m’habitait autrefois semble disparaître à petits pas. Elle semble vouloir prendre des vacances cette douleur de l’être. Lorsque je penserai à elle, se sera comme un cauchemar lointain, comme les rêves de loups-garous que je faisais étant enfant. Quand je voudrai avancer, je n’aurai plus ce fardeau qui me suivra…cette peine qui m’encrera.

Pour une fois depuis longtemps, je me sens comme moi, une fille aux yeux grands de rêves et qui aspire à de belles choses. Certains moments sont encore difficiles,je ne veux pas le nier, mais mon cœur semble plus léger que sa lourdeur d’avant, cette douleur d’antan. 

Je ne laisserai plus mon anxiété me caractériser ni me brimer.

♥♥♥

Rosie